Bœuf au four, tomates et poivrons (Un p’tit coup de pinard)
Bonjour, bonjour !
Cet été, j’ai agrandi mon écurie d’auteurs culinaires préférés. J’en avais quatre, j’en ai rajouté une cinquième. Bien sûr, il y a Yotam Ottolenghi et Sabrina Ghayour, je peux également ajouter Dina Nikolaou et Salma Hage. La petite dernière, c’est Evi Siougari, une compatriote de Dina Nikolaou.
Avant de vous en parler davantage, je fais une petite digression pour vous dire que Sabrina Ghayour sort un nouveau livre le 7 octobre, Persiana One. La couverture est superbe en plus. On est vraiment gâté cette année, un livre d’Ottolenghi et un de Sabrina. Vous pouvez commencer votre liste au Père Noël, hihi !
Bref, revenons à Evi Siougari qui est donc une cuisinière grecque. Elle est née et a grandi en Grèce puis est venu vivre quasiment deux décennies en France avant de retourner s’installer en Grèce. À Méthoni, dans le Sud-Ouest du Péloponnèse, elle dirige avec son mari français une exploitation d’oliviers. Elle y donne également des cours de cuisine grecque à des Français.
J’ai découvert son livre par hasard dans le rayon cuisine de la FNAC. Ce qui m’a beaucoup plu dans son livre, c’est son approche géographique de la cuisine grecque. Cette dernière vue de France peut sembler monolithique, ce qui n’est absolument pas le cas. Chaque région, qu’elle soit continentale ou insulaire, a ses spécificités même si on retrouve souvent les mêmes légumes et fruits. Ainsi, la recette que je vous propose aujourd’hui est originaire de Thessalie, une région continentale et une terre d’élevage. La viande, notamment d’agneau, de porc et de bœuf, est abondante et présente sur les tables. Non, la cuisine grecque est loin d’être une cuisine végétarienne avec un peu de poisson comme on nous la présente souvent en France. Par contre, les légumes sont très présents dans les sauces et les accompagnements et c’est très inspirant. Evi Siougari propose donc une cuisine ensoleillée et généreuse avec des ingrédients facilement trouvables ou remplaçables mais sans compromis sur l’authenticité. Vous ne trouverez pas d’adaptation moderniste avec des ingrédients qui n’ont rien à faire dans la cuisine grecque.
Pour en venir (enfin) à la recette qui nous occupe aujourd’hui, elle se compose de bœuf, de poivrons et de vin rouge. Ce n’est pas vraiment un plat mijoté ni une cuisson express. C’est un entre-deux parfait pour la saison. On n’a plus vraiment envie de plats froids notamment le soir car les températures rafraichissent et on n’en est pas encore à ce moment où l’on veut une cuisine réconfortante qui mijote longuement dans une cocotte en fonte.
J’aime beaucoup aimé cette façon de cuisiner le faux-filet de bœuf. Ça change tout en restant rapide à faire et bien sûr c’est très bon. Vous pouvez servir ce plat avec des pommes de terre rôtis au four ou des pains pita.
Les ingrédients pour 2 personnes :
- 1 oignon,
- 2 tomates moyennes,
- 1 poivron vert moyen,
- 300-400 g de faux-filet de bœuf,
- huile d’olive,
- 1 cs de farine,
- 10 cl de vin rouge,
- ½ cc de paprika fumé,
- 1 cc d’herbes de Provence (facultatif),
- 1 poignée de parmesan râpé,
- sel et poivre.
| Cuisson | Coût | Temps requis | Conservation | Spécificité |
| 60 minutes | €€€€ | 🕓 | 2-3 jours au frais | Sans œuf |
La recette :
1/ Peler l’oignon et le couper en demi-lunes d’environ 5 mm d’épaisseur. Retirer le pédoncule des tomates et les couper en deux puis en demi-rondelles. Épépiner le poivron et le couper en lanières de 5 mm d’épaisseur. Réserver les légumes.
2/ Dégraisser la viande et la couper en morceaux. Enduire la viande d’huile d’olive puis la fariner. Retirer l’excèdent.
3/ Faire chauffer un filet d’huile d’olive dans une poêle et y saisir la viande des deux côtés. Débarrasser dans un plat à gratin. Déglacer la poêle avec le vin rouge puis verser le vin sur la viande dans le plat. Saupoudrer de paprika. Ajouter les oignons, les tomates et les poivrons. Parsemer d’herbes de Provence, saler et poivre.
4/ Couvrir le plat d’une feuille d’aluminium et enfourner dans un four préchauffé à 200 °C pour 50 minutes.
5/ À la fin de la cuisson, parsemer de parmesan et remettre au four 5 minutes.
6/ Déguster bien chaud avec des pommes de terre rôties par exemple.
Source (avec modifications) : Je mange méditerranéen comme en Grèce, Evi Siougari, Souccar Éditions
Recette réalisée en août 2026




